Docu « La vie après le suicide d’un proche » de Katia Chapoutier

J’ouvre un nouveau blog pour parler du suicide et faire un peu de prévention. Soyez indulgents, il est encore en construction. Je suis ouverte à tous commentaires, suggestions, idées, etc. Merci d’avance pour votre aide.

Mon frère s'est suicidé

Rediffusion du documentaire ce soir à 23h35 sur France 5.

« Un jour d’avril 2006, ma sœur s’est suicidée. J’ai alors été projetée dans un monde inconnu. Un monde fait de « si » et de « pourquoi ». Un monde où les certitudes n’ont plus droit de cité. Un monde dévasté par une bombe atomique dont les effets continuent d’évoluer avec le temps. Certains préfèrent le terme de tsunami. Car une fois la vague retirée, plus rien n’est plus jamais pareil. C’est le quotidien des endeuillés du suicide. » (Katia Chapoutier)

Chaque deuil est différent mais des points communs et des passerelles existent entre toutes les histoires d’endeuillés du suicide. De l’impression de devenir fou à la sensation de honte, du sentiment de colère à la noyade dans l’océan de la culpabilité. Et, puis, bien sûr le torrent des questions inévitables qui finit toujours par une seule et même interrogation…

View original post 116 mots de plus

Publicités

Il reste une semaine!!!!!! allez allez!!!!!

Le questionnaire semble long, mais ça va très vite, promis!

Supersouris en PMA

Questionnaire bioéthique BAMP!

Il vous reste une semaine pour répondre au questionnaire bioéthique BAMP!, si ce n’est pas déjà fait.
Vous pouvez aussi le partager pour que nous puissions avoir plus de 285 réponses reçues à ce jour.
ça pourra éviter, à l’avenir d’entendre et /ou de lire des conneries de ce type
Chaque voix compte!

View original post

Parler du suicide sauve des vies

Pardon pour cet article qui n’a aucun rapport avec la PMA, mais c’est un sujet qui me touche depuis deux mois et dont j’ai besoin de parler. Passez votre chemin si vous n’avez pas envie de le lire, je peux le comprendre.

Le suicide est tabou, on n’en parle pas ou très peu. La prévention n’est pas suffisante, il faut pourtant en parler pour sauver des vies.

Le 30 octobre dernier, mon frère n’a pas été le seul à mettre fin à ses jours. On compte 27 suicides par jour en France (chiffre de l’Observatoire National du Suicide). Oui, vous avez bien lu, 27 par jour. C’est près de trois fois plus que les décès par accidents de la circulation.

Dans le monde, c’est 800.000 personnes :  toutes les 40 secondes, une personne se suicide quelque part dans le monde et toutes les 3 secondes, une personne fait une tentative de suicide (chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé). Le suicide fait plus de morts que les guerres et homicides réunis.

Pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que je voudrais qu’on en parle, qu’on fasse de la prévention, qu’on arrête de croire des tas de choses fausses sur le sujet et qu’on puisse aider les personnes qui y pensent autour de nous. On estime qu’une personne sera confrontée, sur une période de quarante ans, au décès par suicide d’une à trois personnes de son entourage immédiat. C’est énorme.

Attention, ne vous méprenez pas, je ne porte aucun jugement, je souhaite simplement partager avec vous tout ce que j’ai lu depuis quelque temps.

Si vous avez quelques minutes, allez lire ça :
http://www.infosuicide.org/guide/depasser-les-idees-recues/mythes/

Les points qui me semblent les plus importants :
On croit souvent à tort que la personne qui en parle ne va pas le faire. En réalité, 75% des personnes décédées par suicide l’avaient annoncé directement ou indirectement.
La personne suicidaire souhaite cesser de souffrir et ne désire pas réellement mourir. Ni courage, ni lâcheté dans l’acte, mais seulement une absence de choix :  sa vie lui est insupportable, elle a atteint sa limite de tolérance face à sa souffrance et elle ne voit plus d’autres solutions pour arrêter de souffrir.
Le suicide est multifactoriel. Il n’existe pas un risque mais bien plusieurs étroitement associés, s’inscrivant à la fois dans une histoire personnelle, un contexte familial et environnement social. C’est une accumulation de facteurs.
Toute menace de suicide doit être prise au sérieux et ne doit pas être considérée comme de la manipulation. Menace de suicide = désespoir et appel à l’aide. Attention toutefois aux menaces à répétition qui tendent à désensibiliser l’entourage face à l’importance de la situation.

Pour aider une personne suicidaire, il faut essayer de :
• L’écouter parler de sa détresse : il ou elle a besoin de toute votre amitié, de votre disponibilité et de votre compréhension. L’expression de ses émotions permet de diminuer un peu le niveau de la souffrance. Être à l’écoute, mettre des mots sur sa souffrance permet parfois d’éviter le pire.
• Aborder directement la question du suicide. En parler n’incite pas les gens à se suicider, au contraire, cela permet de dénouer les crises et de proposer des solutions. Les pays qui ont fait des campagnes d’information ont vu leur taux de suicides diminuer.
• Avec lui, aller chercher de l’aide auprès de professionnels ou de proches en qui vous avez confiance.

A voir : le documentaire « La vie après le suicide d’un proche » de Katia Chapoutier, diffusé sur France 5 le mercredi 17 janvier à 20h55.

Merci à tous pour votre soutien.

Des lectures concernant le don de gamètes

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Dans le cadre du mois de sensibilisation sur le don de gamètes, nous vous rappelons quelques lectures pour les grands et les petits :

  • Témoignages d’adultes nés grâce à un don de spermatozoïdes
    • « Né de spermatozoïde inconnu… » 10 février 2010 de Arthur Kermalvezen,‎ Blandine de Dinechin,‎ Serge Tisseron (Préface)
    • « Mes origines : Une affaire d’état » – 7 mai 2014 de Audrey Kermalvezen,‎ Israel Nisand (Préface)

POUR LES ENFANTS

    • « Le mystère des graines à bébé, par Serge TISSERON et Aurélie GUILLEREY – février 2008
    • « Mais comment naissent les parents » mars 2014 de Jean Regnaud,‎ Aude Picault éditions
    • « La Quête de Somy », Histoire d’un Choix de Devenir Mère Célibataire – 9 octobre 2014 de Carmen Martinez Jover
    • « Dans notre histoire, il y a … une graine magique »  existe aussi en version don de spermatozoïdes – 2 janvier 2008 de Association MAIA,‎ Laure Camborieux (Sous la direction de),‎ & 1 plus

LE PARCOURS DU…

View original post 222 mots de plus

Nous, les oubliées…

Non, je ne vous ai pas oubliées…

Les tribulations de Mamzelle Fleur

Cela fait un moment que cet article me trotte dans la tête.

Depuis quelques semaines, une vague de « miracles » traverse la blogosphère. Comprenez des grossesses inespérées. Beaucoup de ptits deuzièmes arrivés naturellement après une fiv, mais aussi des positifs avant fiv, des « je ne l’espérais plus » d’infertiles confirmées, bref toute la panoplie. On pourrait presque croire que l’infertilité a soudainement disparu et que, toutes, nous pouvons espérer un miracle.

Mais non.

Moi-même, j’ai participé un instant à cette vague (Et si …), pour finalement vivre une 5ème FC. Une grossesse naturelle après 5 ans d’essai, c’était trop beau…

Loin de moi l’idée d’accabler celles qui ont  la chance de vivre un tel miracle. Bien au contraire. Ce n’est pas parce que les autres souffriront que je souffrirai moins.

Pourtant, tant de réjouissances me renvoient forcément en pleine figure mon propre désarroi et réveille ce désagréable sentiment d’injustice. « 

View original post 784 mots de plus

A mon frère

Pourquoi est-ce qu’on ne dit pas aux gens qu’on aime qu’on les aime? Qu’est-ce qu’on attend pour leur dire?
Mon frère, j’aurais dû te serrer dans mes bras et te dire que je t’aimais vendredi. Si j’avais su que c’était le dernier jour que je te voyais…
Je savais que tu n’allais pas très bien, mais je n’ai pas mesuré à quel point tu souffrais. Tu souffrais de vivre, tu étais en colère contre toutes les injustices. Tu te battais pour un monde meilleur, dans ton travail d’éducateur pour aider les jeunes, dans tes combats avec le syndicat pour diminuer les inégalités sociales. Tu nous aimais, tu aimais ta femme et tes filles profondément, mais le quotidien te pesait souvent, te dépassait aussi parfois.
Tu avais une sensibilité immense, tu étais un écorché vif. Avec ton coeur trop grand, tu vivais tout trop fort, les bons moments et les mauvais aussi, et ça te faisait mal, trop mal. Quand c’est devenu insupportable, qu’il a fallu te libérer, faire sortir ce torrent qui grondait en toi, tu as choisi une solution radicale. Et tu as tué ta colère.
Tu ne faisais pas les choses à moitié, tu fonçais tête baissée, tu l’as toujours fait et jusqu’au bout. Dans mon difficile parcours pour avoir ma fille, j’ai failli baisser les bras plusieurs fois. Quand on a envisagé le don d’ovocytes, je t’ai appelé, je doutais et tu m’as dit « Ne réfléchis pas trop, vas-y, fonce! » et ma fille est là. Ça c’était tout toi.
Moi ta grande soeur qui n’ai pas su te protéger, moi ta grande soeur qui n’ai pas su t’aider, je te demande pardon. Je vais continuer de vivre et de t’aimer, avec mon chagrin, sans toi et avec toi. Je vais garder précieusement nos souvenirs, nos moments à tous les 2, en famille ou avec les amis.
Je vais me souvenir de nos vacances avec papa et maman chez les cousins en Italie.
Je vais me souvenir de nos descentes à ski, de nos compétitions de judo et des médailles qu’on ramenait, de ta passion pour la musique et du premier concert où nous sommes allés ensemble, des matchs de l’OM quand je t’accompagnais, du jour où tu m’as présenté ta femme que j’ai aimée comme une soeur très vite, de nos repas en famille, de l’émotion que j’ai ressentie à la naissance de chacune de tes filles, de ton aide pour ma compagnie de théâtre, de ton appel après la naissance de ma fille, de notre week-end à tous les 7 dans la ville rose en mai dernier. La liste est encore longue…
Mon frère, je t’aime et j’aurais dû te dire tout ça plus tôt. Je te promets de prendre soin de ta femme, de tes filles, de notre petit frère et de nos parents. Tu vas nous manquer.

Zébulette a soufflé sa première bougie (milk)

Zébulette a franchi une grande étape dans sa vie de bébé, elle a soufflé sa première bougie (il y a 15 jours maintenant), un an déjà.

Pendant notre parcours PMA, nous avions tout mis entre parenthèses et nous nous sommes empêchés de faire beaucoup de choses. Par exemple, nous n’avons pas fait de fête pour notre crémaillère et trois fois rien pour notre mariage. Or là, nous avions envie de partager ce moment avec nos proches et avons organisé une grosse fête avec nos deux familles. Bien sûr, Zébulette ne s’en souviendra pas, mais nous si ! Ça a été une très belle journée, nous en garderons un excellent souvenir. Plus tard, nous lui raconterons et lui montrerons les photos.

Gato

Zébulette nous rend toujours très heureux, son papa et moi. Nous nous émerveillons à chaque progrès, à chaque découverte, à chaque changement dans son attitude ou physiquement. C’est une petite fille qui sourit tout le temps, qui sait ce qu’elle veut et nous le fait savoir, qui n’est pas sauvage, mais qui reste souvent collée à sa maman quand même. La séparation, pour ma reprise du travail en septembre, s’annonce difficile pour toutes les deux.

Se pose la question du petit deuxième, ou du grand deuxième. Le petit deuxième car deux embryons nous attendent toujours au frais et du grand deuxième car la modification de notre agrément pour l’adoption a finalement été acceptée. Pour l’instant, le papa est très motivé pour un petit deuz, mais moi je ne me sens pas prête, pour plein de raisons. Entre autres, Zébulette se réveille toujours plusieurs fois par nuit et la fatigue ne m’aide pas à me projeter avec un deuxième enfant. Pourtant, plus jeune, je ne m’étais jamais imaginée avec un enfant unique et Zébulette étant née grâce à un don d’ovocytes, je me dis que des sœurs – ou des frère et sœur – seraient peut-être plus forts à deux pour gérer cette situation « exceptionnelle ». Bref, l’horloge tourne et nous devrons prendre une décision rapidement. Je suis bien consciente que ce ne sont que des problèmes de riches…

J’essaierai d’écrire prochainement un article sur le devenir des embryons restants. En effet, il faudra bien décider de leur sort, si nous choisissons de ne pas aller les chercher et c’est une tâche bien compliquée.

Je continue de penser à vous, mes copinautes; je vous souhaite un bel été.