Un petit deuxième?

Par où commencer? Il y a tellement longtemps que je ne suis pas venue écrire ici.
Certains d’entre vous le savent, je traverse une période très difficile depuis le suicide de mon frère fin octobre (j’en parle sur cet autre blog). Je suis donc moins présente sur la blogo, même si je ne vous oublie pas.

Alors voilà, il est question de retourner au combat pour donner à Zébulette, qui aura bientôt 2 ans, un(e) éventuel(le) petit frère/ petite soeur.  Nous nous étions décidés quand Zébulette a fini par « faire ses nuits » (je n’aime pas cette expression, mais je suppose que vous comprenez). Elle avait 15 mois et demi et c’était mi-octobre. Je me sentais moins fatiguée et me disais qu’on aurait l’énergie pour se lancer. Quinze jours plus tard, ma vie basculait et le projet du petit deuz était remis en cause.

Si j’étais plus jeune, j’attendrais davantage pour me requinquer, mais ce n’est pas le cas… J’avoue que je change d’avis régulièrement et que c’est la date des ordonnances qui m’a forcée la main (valables un an, jusqu’au 22 mai dernier). En effet, nous avions revu le Dr D. (Dr Hope/ Dr Espoir) en mai l’année dernière pour, d’une part, avoir son feu vert (à cause de mon grand âge notamment) et d’autre part, prévoir le plan d’attaque en avance. J’avais fait à ce moment-là l’hystéroscopie qu’elle m’avait demandée, RAS de ce côté-là. Le mois dernier, je me suis motivée et j’ai fait la mammographie, l’écho mammaire, les sérologies et le bilan thyroïdien. A part la TSH un peu haute (mon endocrino a donc augmenté mon dosage en lev*thyrox), tout est OK. De plus, j’ai demandé au CHU mon dossier d’accouchement (je ne l’ai d’ailleurs toujours pas reçu) et contacté mon médecin interniste, comme le Dr D. me l’avait demandé. Je fais une écho en milieu de cycle la semaine prochaine et la dernière prise de sang pour le bilan immunologique complet et tout sera fait. Je revois Hope le 9 juillet avec tout ça. Cela peut ensuite aller assez vite, puisqu’il nous reste 2 embryons vitrifiés en Tchéquie. Il y aura tout de même certainement une ménopause artificielle de 2-3 mois avant le transfert (adénomyose oblige).

J’avoue que je ne suis pas encore vraiment décidée. Mon mari est « chaud bouillant » et ça m’embête que ma Zébulette reste fille unique, mais si ce n’était que moi, on resterait comme ça. On est bien tous les 3 et j’ai peur de rompre l’équilibre qu’on avait trouvé. J’ai également peur de manquer d’énergie pour gérer deux enfants en bas âge (mon mari s’investit beaucoup, mais voyage régulièrement pour le boulot). Vous imaginez bien que j’ai des coups de blues réguliers, mon frère me manque… J’ai peur que la grossesse se passe mal, que mes anticorps fassent les intéressants (j’ai été très suivie pendant la précédente, car il y avait un risque pour le coeur du bébé s’ils passaient la barrière placentaire et ce serait encore le cas pour un autre bébé). Et surtout, depuis le décès de mon frère, j’ai touché du doigt la fragilité de la vie, je sais que tout peut arriver à tout instant et j’ai peur qu’il nous tombe de nouveau quelque chose sur la tête (il parait que cette angoisse est normale après un tel choc).

Voilà, vous savez un peu où j’en suis. Je vous donnerai des nouvelles au plus tard après le 9 juillet. D’ici là, n’hésitez pas à me laisser des petits messages, cela me fait toujours plaisir de vous lire!

Docu « La vie après le suicide d’un proche » de Katia Chapoutier

J’ouvre un nouveau blog pour parler du suicide et faire un peu de prévention. Soyez indulgents, il est encore en construction. Je suis ouverte à tous commentaires, suggestions, idées, etc. Merci d’avance pour votre aide.

Mon frère s'est suicidé

Rediffusion du documentaire ce soir à 23h35 sur France 5.

« Un jour d’avril 2006, ma sœur s’est suicidée. J’ai alors été projetée dans un monde inconnu. Un monde fait de « si » et de « pourquoi ». Un monde où les certitudes n’ont plus droit de cité. Un monde dévasté par une bombe atomique dont les effets continuent d’évoluer avec le temps. Certains préfèrent le terme de tsunami. Car une fois la vague retirée, plus rien n’est plus jamais pareil. C’est le quotidien des endeuillés du suicide. » (Katia Chapoutier)

Chaque deuil est différent mais des points communs et des passerelles existent entre toutes les histoires d’endeuillés du suicide. De l’impression de devenir fou à la sensation de honte, du sentiment de colère à la noyade dans l’océan de la culpabilité. Et, puis, bien sûr le torrent des questions inévitables qui finit toujours par une seule et même interrogation…

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Parler du suicide sauve des vies

Pardon pour cet article qui n’a aucun rapport avec la PMA, mais c’est un sujet qui me touche depuis deux mois et dont j’ai besoin de parler. Passez votre chemin si vous n’avez pas envie de le lire, je peux le comprendre.

Le suicide est tabou, on n’en parle pas ou très peu. La prévention n’est pas suffisante, il faut pourtant en parler pour sauver des vies.

Le 30 octobre dernier, mon frère n’a pas été le seul à mettre fin à ses jours. On compte 27 suicides par jour en France (chiffre de l’Observatoire National du Suicide). Oui, vous avez bien lu, 27 par jour. C’est près de trois fois plus que les décès par accidents de la circulation.

Dans le monde, c’est 800.000 personnes :  toutes les 40 secondes, une personne se suicide quelque part dans le monde et toutes les 3 secondes, une personne fait une tentative de suicide (chiffres de l’Organisation Mondiale de la Santé). Le suicide fait plus de morts que les guerres et homicides réunis.

Pourquoi je vous dis tout ça ? Parce que je voudrais qu’on en parle, qu’on fasse de la prévention, qu’on arrête de croire des tas de choses fausses sur le sujet et qu’on puisse aider les personnes qui y pensent autour de nous. On estime qu’une personne sera confrontée, sur une période de quarante ans, au décès par suicide d’une à trois personnes de son entourage immédiat. C’est énorme.

Attention, ne vous méprenez pas, je ne porte aucun jugement, je souhaite simplement partager avec vous tout ce que j’ai lu depuis quelque temps.

Si vous avez quelques minutes, allez lire ça :
http://www.infosuicide.org/guide/depasser-les-idees-recues/mythes/

Les points qui me semblent les plus importants :
On croit souvent à tort que la personne qui en parle ne va pas le faire. En réalité, 75% des personnes décédées par suicide l’avaient annoncé directement ou indirectement.
La personne suicidaire souhaite cesser de souffrir et ne désire pas réellement mourir. Ni courage, ni lâcheté dans l’acte, mais seulement une absence de choix :  sa vie lui est insupportable, elle a atteint sa limite de tolérance face à sa souffrance et elle ne voit plus d’autres solutions pour arrêter de souffrir.
Le suicide est multifactoriel. Il n’existe pas un risque mais bien plusieurs étroitement associés, s’inscrivant à la fois dans une histoire personnelle, un contexte familial et environnement social. C’est une accumulation de facteurs.
Toute menace de suicide doit être prise au sérieux et ne doit pas être considérée comme de la manipulation. Menace de suicide = désespoir et appel à l’aide. Attention toutefois aux menaces à répétition qui tendent à désensibiliser l’entourage face à l’importance de la situation.

Pour aider une personne suicidaire, il faut essayer de :
• L’écouter parler de sa détresse : il ou elle a besoin de toute votre amitié, de votre disponibilité et de votre compréhension. L’expression de ses émotions permet de diminuer un peu le niveau de la souffrance. Être à l’écoute, mettre des mots sur sa souffrance permet parfois d’éviter le pire.
• Aborder directement la question du suicide. En parler n’incite pas les gens à se suicider, au contraire, cela permet de dénouer les crises et de proposer des solutions. Les pays qui ont fait des campagnes d’information ont vu leur taux de suicides diminuer.
• Avec lui, aller chercher de l’aide auprès de professionnels ou de proches en qui vous avez confiance.

A voir : le documentaire « La vie après le suicide d’un proche » de Katia Chapoutier, diffusé sur France 5 le mercredi 17 janvier à 20h55.

Merci à tous pour votre soutien.

Des lectures concernant le don de gamètes

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Dans le cadre du mois de sensibilisation sur le don de gamètes, nous vous rappelons quelques lectures pour les grands et les petits :

  • Témoignages d’adultes nés grâce à un don de spermatozoïdes
    • « Né de spermatozoïde inconnu… » 10 février 2010 de Arthur Kermalvezen,‎ Blandine de Dinechin,‎ Serge Tisseron (Préface)
    • « Mes origines : Une affaire d’état » – 7 mai 2014 de Audrey Kermalvezen,‎ Israel Nisand (Préface)

POUR LES ENFANTS

    • « Le mystère des graines à bébé, par Serge TISSERON et Aurélie GUILLEREY – février 2008
    • « Mais comment naissent les parents » mars 2014 de Jean Regnaud,‎ Aude Picault éditions
    • « La Quête de Somy », Histoire d’un Choix de Devenir Mère Célibataire – 9 octobre 2014 de Carmen Martinez Jover
    • « Dans notre histoire, il y a … une graine magique »  existe aussi en version don de spermatozoïdes – 2 janvier 2008 de Association MAIA,‎ Laure Camborieux (Sous la direction de),‎ & 1 plus

LE PARCOURS DU…

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Nous, les oubliées…

Non, je ne vous ai pas oubliées…

Les tribulations de Mamzelle Fleur

Cela fait un moment que cet article me trotte dans la tête.

Depuis quelques semaines, une vague de « miracles » traverse la blogosphère. Comprenez des grossesses inespérées. Beaucoup de ptits deuzièmes arrivés naturellement après une fiv, mais aussi des positifs avant fiv, des « je ne l’espérais plus » d’infertiles confirmées, bref toute la panoplie. On pourrait presque croire que l’infertilité a soudainement disparu et que, toutes, nous pouvons espérer un miracle.

Mais non.

Moi-même, j’ai participé un instant à cette vague (Et si …), pour finalement vivre une 5ème FC. Une grossesse naturelle après 5 ans d’essai, c’était trop beau…

Loin de moi l’idée d’accabler celles qui ont  la chance de vivre un tel miracle. Bien au contraire. Ce n’est pas parce que les autres souffriront que je souffrirai moins.

Pourtant, tant de réjouissances me renvoient forcément en pleine figure mon propre désarroi et réveille ce désagréable sentiment d’injustice. « 

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