Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité 2017

Vous avez dû l’entendre, le lire, voir passer des infos depuis quelques temps,….. Mais en fait, c’est quoi la SSI ? c’est où ? c’est quand ? Pour la troisième année consécutive, l’association Collectif BAMP organise sa Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité. Une série de rencontres, tables-rondes thématiques, conférences, ateliers, lectures théâtralisées,… seront au programme […]

via Que nous réserve la Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité (SSI) cru 2017 ? — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Publicités

Lettre à ma fille

Samedi dernier, tu as eu un mois, un mois pour toi, trente jours de pur bonheur pour nous.
Un mois que tu as bouleversé nos vies, un mois que nous nous réveillons à tes côtés avec un grand sourire, un mois que nous nous posons mille questions pour te donner le meilleur.
Nous apprenons tous les jours avec toi, le métier de maman/papa n’est pas toujours facile, nous sommes fatigués, mais nous sommes les parents les plus heureux de la Terre.

Six ans déjà que nous t’attendions. Il y a quelques jours, j’ai réalisé que si tu étais arrivée tout de suite, tu ferais ta rentrée en CP en septembre prochain, peut-être dans mon école, peut-être même dans ma classe, je ne sais pas. J’ai moi-même eu ta grand-mère comme maîtresse de CP…
Mais si c’était le cas, nous aurions eu un autre enfant, que nous aurions aimé tout autant, mais qui n’aurait pas été TOI. Alors, chaque jour depuis ta naissance, je mesure notre chance et je remercie la PMA de nous avoir menés jusqu’à toi. C’est finalement grâce à ce long et difficile parcours, grâce à tous nos échecs de FIV classiques que tu es là.

Et dire qu’au début de notre parcours je ne voulais pas entendre parler du don ! Mais c’est grâce à cette donneuse anonyme et à son petit oeuf que nous te portons dans nos bras. Nous ne la remercierons jamais assez.
Quand tu me connaitras un peu mieux, tu comprendras à quel point je suis attachée à ma famille, qui est aussi la tienne maintenant et combien j’ai eu du mal à renoncer à mon patrimoine génétique. Pendant longtemps, j’ai trainé des angoisses liées à ce don, même après avoir fait ce choix avec ton papa et même quand tu grandissais dans mon ventre. J’avais peur de ne pas t’aimer suffisamment, pas autant que mes neveux, tes cousins. J’avais peur de ne pas te trouver assez jolie, de ne pas aimer ton odeur. Foutaises ! Ces peurs se sont effacées à l’instant même de ta naissance, au moment où on t’a présentée à moi. Je n’oublierai jamais cette rencontre : tu t’es arrêtée de pleurer quelques secondes, tu m’as regardée dans les yeux et tu t’es remise à pleurer ensuite. On t’a emmenée pour les premiers soins et moi je n’arrivais pas à m’arrêter de pleurer, j’évacuais un trop plein d’émotions…

Les peurs se sont envolées, mais je n’oublie pas et n’oublierai jamais ce don. Il fait partie de ton histoire, de notre histoire et on nous le rappelle régulièrement. On me dit : « Tu m’envoies une photo stp ? Je veux voir combien cette petite fille ressemble à sa maman ! », ou bien « Elle te ressemble, c’est un truc de fou ! ». A l’inverse, ta grand-mère maternelle, ma maman, qui est pourtant au courant de tout, me dit : « Ah mince, elle a hérité de (…) de nous ! ». Je ne sais pas si elle n’a pas bien compris le principe du don, si elle l’a déjà oublié, ou si elle fait semblant. Peu importe la raison, je souris et ne relève pas.

Alors, non, nous ne partageons pas de gènes communs toi et moi, mais ça m’est bien égal; au contraire, je ne voudrais pour rien au monde que tu sois quelqu’un d’autre que toi.
J’aime tes jolis yeux en amande, tes joues bien rondes, ton nez minuscule, tes lèvres si fines et ton petit menton;
J’aime enfouir mon nez dans tes petits cheveux pour m’enivrer de ton odeur;J’aime quand tu serres mon doigt dans ta petite main;
J’aime quand tu me regardes pendant la tétée ou quand tu t’endors sur mon sein;
J’aime quand tu souris « aux anges »;
J’aime quand tu pousses de petits cris, même si je ne les décode pas;
J’aime lire le bonheur de ton papa sur son visage quand il te regarde;
J’aime quand tu t’agites, quand tu pédales ou quand tu tapes du pied comme Pan-Pan le lapin .

Tu es toi et tu es mon amour, le plus grand de ma vie.
Vive le don !

 

Je profite de cet article pour vous remercier chaleureusement pour tous vos gentils messages à la naissance de Zébulette. Je n’ai pas eu le temps de vous répondre, je ne sais pas pourquoi ;-), mais le coeur y est ! De la même façon, je ne suis plus très présente sur la blogo en ce moment et je commente très peu, mais je vous lis et continue de suivre vos aventures pmesques… Portez-vous bien !

 

Une PMA à 2 vitesses

Cela fait longtemps que j’avais envie d’écrire cet article, mais je ne me sentais pas légitime pour le faire. Qui suis-je pour critiquer la PMA? Je ne suis pas gynécologue, ni biologiste et je ne travaille pas dans le milieu médical, ni de près, ni de loin. De plus, je suis bien contente d’avoir pu en profiter, c’est en effet grâce aux techniques de la PMA que je suis actuellement enceinte de presque 7 mois, donc évidemment je ne crache pas dessus. Mais dernièrement, j’ai rencontré dans ma ville deux couples actuellement en PMA et les récits de leurs longs parcours respectifs, semés d’erreurs et de perte de temps, m’ont fait de nouveau bondir. C’est ce qui m’a finalement décidé à écrire ce billet.

Avec mon mari, citadins dans l’âme, nous habitons en plein coeur de la ville rose, 4ème ville française. Durant notre parcours pmesque ici, nous avons eu le choix entre deux gros centres de PMA (le centre public au CHU et le centre privé au sein d’une clinique), tout près de chez nous. Ayant croisé des couples qui venaient de loin, nous avons toujours mesuré notre chance de ne pas avoir des kilomètres et des kilomètres à parcourir, des heures de route à faire, des levers à l’aube pour tous les examens, les ponctions et les transferts. Quand je n’en ai plus pu de la façon dont on nous (mal)traitait au centre public (j’en sortais toujours en pleurant parce que leur discours était très négatif et qu’on me reprochait sans arrêt mon âge, à savoir 38 ans à l’époque), nous avons pris la décision de nous orienter vers le centre privé et nous avons pu le faire sans souci. Pour info, en parallèle, nous apprenions que le CHU avait de toute façon prévu de nous mettre dehors: ah ben oui, les cas comme le nôtre ne sont pas favorables pour leurs statistiques…
Tout ça pour vous dire que nous avons eu le choix, parce que nous ne vivons pas dans un coin reculé de campagne et que, quel que soit le centre, j’avais une confiance aveugle en la technique et les compétences des équipes. Non seulement j’en suis revenue, mais je suis de plus en plus remontée contre les médecins auxquels nous avons eu affaire et que d’autres patients côtoient toujours. Et puisque je traîne sur de nombreux forums d’associations ou de pmettes et sur vos blogs, et parce que j’ai rencontré de nombreux patients, j’ai la malheureuse impression que c’est un peu la même chanson dans tous les centres de PMA français.

Voici les questions que je me pose :
Pourquoi les équipes ne s’intéressent que trop rarement aux gamètes mâles? Est-ce que le machisme y est pour quelque chose dans notre pays? Alors, si le spermogramme n’est pas terrible, on prévoit une Fiv ICSI et le tour est joué?
Pourquoi a-t-il fallu attendre de rencontrer le Dr D., gynécologue à Paris, pour qu’on nous propose d’opérer mon mari OATS de son varicocèle de stade 3 afin d’améliorer son spermo?
Pourquoi attend-on de cumuler les échecs avant de faire des examens complémentaires? Pour des questions de budget? Mais je ne comprends pas, ça ne coûte pas cher des FIV qui échouent?
Pourquoi les protocoles ne sont-ils pas un peu plus « personnalisés »? On applique très souvent des protocoles standards et ça passe ou ça casse… Bien sûr, c’est ce qui se pratique la plupart du temps dans les cliniques étrangères pour les FivDO, mais avec 65% de réussite en don, on ne joue pas dans la même catégorie (je conseille néanmoins de trouver un bon gynécologue en France pour la préparation et le suivi de la FivDO).
Pourquoi ici on nous dit: « L’adénomyose, on ne peut rien y faire! »? C’est faux!
Pourquoi ici on nous dit: « Vous avez des anticorps, mais rien n’a été prouvé avec la cortisone, alors on ne vous en donne pas. »? Pourquoi pas essayer?
Pourquoi on nous fait enchaîner les FIV « à l’aveuglette », sans chercher à comprendre la cause des échecs?
Pourquoi tant de temps et d’énergie perdus? Pourquoi tant d’espoirs déçus?
Pourquoi avons-nous dû demander le suivi de notre FivDO par le fameux Dr D. à 800kms de chez nous? Pourquoi je regrette de ne pas l’avoir rencontrée plus tôt?

J’aurais pu intituler ce post « Eloge du Dr D. » car c’est grâce à elle si je suis enfin enceinte. Sur certains forums, on l’appelle « la magicienne », c’est joli, mais ce n’est pas une magicienne. C’est simplement une gynécologue qui fait correctement son métier, qui épluche tout votre dossier avant de vous prescrire des examens complémentaires et d’envisager la suite pour une nouvelle tentative. Elle ne laisse rien au hasard et cherche toujours à comprendre ce qui cloche avant de vous renvoyer au combat. Ce n’est pas sorcier comme démarche, si? Elle a su aussi s’entourer d’autres professionnels compétents vers qui elle envoie certains patients pour avoir une vision globale de votre dossier. Elle est franche et directe, ce qui ne plait pas toujours, mais vous savez à quoi vous en tenir et quelles sont vos chances de porter la vie en sortant de son cabinet.
J’ose espérer que ce n’est pas la seule en France avec un tel esprit critique (il y a au moins le Pr O. dont elle est l’élève je crois et avec qui elle partage le cabinet). Mince, j’ai l’impression de leur faire de la pub, mais ce n’est pas du tout mon intention et d’ailleurs ils n’en ont pas besoin, loin de là…

Alors oui, après toutes ces années, après ce long parcours de pmette, je peux affirmer qu’il existe une PMA à 2 vitesses dans notre pays. Par contre, je n’ai toujours pas compris pourquoi. Des idées?

PS: Suivra un petit article pour vous donner quelques nouvelles personnelles…

 

AMP-TRAVAIL Précisions

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Teléphone 2015 2313

Nous attendons la publication au Journal Officiel de la loi santé, votée le 17 décembre 2015 et contenant notamment l’article 20ter qui vient modifier le code du travail en ajoutant la mention Assistance Médicale à la Procréation dans l’article L1225-16 du code du travail relatif aux autorisations d’absences pour suivi de grossesse.

Comme nous recevons de nombreux mails et messages Facebook à ce sujet, nous souhaitions préciser certaines choses. Tant que la loi n’a pas été promulgué au Journal Officiel, elle ne peut s’appliquer. Mais il avait été évoqué une promulgation dès la mi-janvier 2016. Dès qu’elle est publiée, s’il n’y a pas besoin de décret ou d’arrêté, le code du travail sera automatiquement modifié.

Vos employeurs en seront informés par leurs réseaux juridiques et professionnels de l’évolution du code du travail, car les modifications du code du travail, les concernent aussi directement.

Ces autorisations d’absence ne vont pas…

View original post 833 mots de plus

J’ai cru que tout était fini [grossesse] + Lettre à Sasha

J’ai été profondément choquée par le carnage de vendredi soir, je pense bien à tous les parisiens et notamment aux familles des victimes… J’ai habité rue de Charonne il y a quelques années, j’aurais pu me trouver dans cette rue au mauvais moment…

Je ne sais pas si c’est le choc, ou une simple coïncidence, mais j’ai eu des douleurs abdominales et d’importants saignements samedi soir. J’étais en larmes, je pensais faire une fausse couche. Nous sommes donc allés aux urgences maternité du CHU. Verdict : j’ai un petit décollement trophoblastique (le trophoblaste est à l’origine du placenta). Nous avons vu le sac gestationnel, la vésicule vitelline et un embryon de 3,2 mm avec un petit coeur clignotant 😉
Le gynéco m’a dit que le repos ne servait à rien, que je n’avais aucune emprise sur quoi que ce soit à ce stade, mais j’ai eu très peur et je vais aller voir mon médecin traitant demain pour lui demander un arrêt, au moins jusqu’à vendredi, jour de la première écho officielle avec la gynéco qui va me suivre dans la ville rose.

Bref, terminée la zen attitude, la vie ne tient qu’à un fil…

tumblr_nxulrvcIqB1t5kj8wo1_1280Source : http://terreur-graphique.blogs.liberation.fr/2015/11/15/lettre-ma-fille/

Attention, 4ème et dernier taux de bHCG (fivDO)

Comme Maxelie, j’ai tergiversé et pris du temps pour écrire cet article. Peur d’être maladroite.

Alors, je vais essayer de faire simple. Mon taux de bHCG était à 1811 UI vendredi, cela a bien doublé par rapport à mercredi. C’était le dernier. J’avais bien envie de contrôler le taux une dernière fois ce matin, mais mon mari a réussi à me raisonner. Par contre, le dr D. m’a demandé de prendre rdv pour la première écho, ce sera donc le 20 novembre, dans la ville rose. J’aurais aimé que ce soit elle qui me la fasse, mais c’est compliqué de monter sur Paris pour seulement une écho… Je serai à sept semaines d’aménorrhée (7SA), soit cinq semaines de grossesse (5SG), ouh que j’ai du mal à l’écrire… Et, à ce stade, on devrait entendre les battements du cœur ou des coeurs !

Je n’ai toujours aucun symptôme, à part la fatigue, mais est-ce vraiment un symptôme sachant que je dors mal (réveil tous les matins vers 5-6h, à cause de la cortisone ? du stress ? les 2 ?) et que mes élèves ne m’épargnent pas… Des symptômes me rassureraient, mais ensuite je vais m’en plaindre, bref, premier problème de riche !

Ensuite, quand mes élèves sont difficiles et que je m’énerve en classe, je me dis que je devrais m’arrêter de travailler, que cette grossesse est précieuse, qu’il ne faut pas prendre de risques, etc. et l’instant d’après, je me dis que non, que je ne peux pas lâcher mes petits CP, que c’est trop tôt… Bref, deuxième problème de riche !

Maintenant, il faut patienter jusqu’au 20, on y sera vite (j’essaie de m’auto-persuader) et ne pas penser aux trucs moches qui pourraient arriver d’ici là (je ne les nomme même pas); bref, troisième problème de riche !

À part ça, je suis ravie d’être suivie de près par Justomate et Mishqui et je pense toujours à mon amie Kaymet.

Place maintenant à la Dream Team de novembre !

Et vive le don !!!

Attention, 2ème taux bHCG (FivDO) + EDIT

Taux du jour : 440 UI 🙂

Ça n’a pas tout à fait doublé, mais je reste confiante. Prochaine étape mercredi (je ferai un EDIT ici).

Bonne après-midi à toutes et à tous !

Et Vive le don !!!

EDIT : Taux du 4/11 : 863 UI 🙂

Je suppose que je vais devoir faire une quatrième prise de sang vendredi et puis prendre rdv pour la première écho. Je donnerai donc des nouvelles le week-end prochain. 

Pensées pour Violette, Kaymet et Justomate, ça approche ! Bonne fin de semaine à tous !