Un petit deuxième? (2)

Comme promis, voici un petit article suite à mon rdv d’hier avec le Dr D., Hope de son surnom.

Tous les résultats de mes examens étant bons (hystéroscopie, mammographie et écho mammaire, sérologies, bilans sanguins thyroïdien et immunologique et écho en milieu de cycle), elle m’a donné son feu vert pour lancer le protocole pour cet éventuel petit deuz. Par contre, en mauvaise élève que je suis, j’avais oublié de faire le frottis et elle m’a bien « grondée »… C’est vrai que depuis la PMA, je n’ai plus consulté de gynéco (en dehors de mon suivi de grossesse et de mon accouchement bien sûr), mon frottis date donc de presque 3 ans. Pour tout vous dire, j’avais peur qu’elle me parle de mon âge et qu’elle me dise que ce n’était pas raisonnable de repartir, mais non, rien de ce côté-là.

Sur sa demande, j’ai fait un dosage en progestérone ce matin et je suis bien en phase lutéale, je dois donc faire faire par une infirmière l’injection de décapeptyl demain. Oui, comme je le pressentais, la présence d’adénomyose implique une petite ménopause artificielle de 2 mois minimum. A moi les bouffées de chaleur en plein été, mais bon, faut savoir ce qu’on veut hein?

Justement, en parlant de savoir ce qu’on veut, je vous avoue que je ne sais toujours pas si je suis capable de mener une nouvelle grossesse et surtout de devenir mère de deux enfants en bas âge. Et que je vais faire cette fichue injection sans être réellement sûre de partir chercher un embryon en octobre… Je pensais que j’arriverai à me décider après ce rdv, mais non, toujours pas…

Deuxième souci: la date. Je n’ai pas calculé la date de transfert dans son cabinet (Hope était « speed » comme à son habitude), mais je l’ai fait en sortant. D’après elle, je devrais avoir mes prochaines règles d’ici une dizaine de jours, avant le blocage effectif, qui commencera donc autour du 20 juillet. Deux mois de blocage nous mènent donc au 20 septembre. Elle m’a d’ailleurs donné le prochain rdv le vendredi 21 septembre pour faire un contrôle et lancer, si tout est ok, la préparation de l’endomètre pour une durée de 3 semaines. Si mes calculs sont bons, cela ferait un transfert autour du 15 octobre avec le résultat à la fin du mois. Or ce sera, à quelques jours près, les un an du décès de mon frère… et je ne sais pas dans quel état d’esprit je serai… Ca ne changera rien me direz-vous, mais comment me réjouir si ça marche à cette période de l’année, ça me paraît très bizarre, mais je ne sais pas comment vous l’expliquer…

Sinon, Hope et moi avons parlé du suicide de mon frère, car elle m’a trouvée très fatiguée et je lui ai expliqué la situation, le drame que j’ai vécu fin octobre et l’année scolaire passée à me traîner… Elle a été super, m’a bien expliqué que la dépression (souvent à l’origine du suicide quand suicide il y a) était une grave maladie (comme une autre) et que mon frère aurait pu mourir d’un cancer, sauf que la culpabilité ne serait pas la même. Et que, selon elle, même avec de l’aide, on aurait pu au mieux retarder son geste… Je n’en suis pas convaincue, car je sais que la crise suicidaire est temporaire et peut très bien « passer » pour toujours si la personne est correctement suivie. Elle m’a également demandé si je voyais une psy pour m’aider à surmonter cette épreuve et ma réponse positive l’a bien rassurée. En tout cas, ça m’a fait beaucoup de bien d’entendre son point de vue sur le suicide et surtout qu’elle prenne le temps d’en parler un peu avec moi alors qu’elle est toujours pressée.

Mes soeurs de galère, sachez que je ne vous oublie pas. Je vous souhaite un bel été à toutes et tous.

 

 

 

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Un petit deuxième?

Par où commencer? Il y a tellement longtemps que je ne suis pas venue écrire ici.
Certains d’entre vous le savent, je traverse une période très difficile depuis le suicide de mon frère fin octobre (j’en parle sur cet autre blog). Je suis donc moins présente sur la blogo, même si je ne vous oublie pas.

Alors voilà, il est question de retourner au combat pour donner à Zébulette, qui aura bientôt 2 ans, un(e) éventuel(le) petit frère/ petite soeur.  Nous nous étions décidés quand Zébulette a fini par « faire ses nuits » (je n’aime pas cette expression, mais je suppose que vous comprenez). Elle avait 15 mois et demi et c’était mi-octobre. Je me sentais moins fatiguée et me disais qu’on aurait l’énergie pour se lancer. Quinze jours plus tard, ma vie basculait et le projet du petit deuz était remis en cause.

Si j’étais plus jeune, j’attendrais davantage pour me requinquer, mais ce n’est pas le cas… J’avoue que je change d’avis régulièrement et que c’est la date des ordonnances qui m’a forcée la main (valables un an, jusqu’au 22 mai dernier). En effet, nous avions revu le Dr D. (Dr Hope/ Dr Espoir) en mai l’année dernière pour, d’une part, avoir son feu vert (à cause de mon grand âge notamment) et d’autre part, prévoir le plan d’attaque en avance. J’avais fait à ce moment-là l’hystéroscopie qu’elle m’avait demandée, RAS de ce côté-là. Le mois dernier, je me suis motivée et j’ai fait la mammographie, l’écho mammaire, les sérologies et le bilan thyroïdien. A part la TSH un peu haute (mon endocrino a donc augmenté mon dosage en lev*thyrox), tout est OK. De plus, j’ai demandé au CHU mon dossier d’accouchement (je ne l’ai d’ailleurs toujours pas reçu) et contacté mon médecin interniste, comme le Dr D. me l’avait demandé. Je fais une écho en milieu de cycle la semaine prochaine et la dernière prise de sang pour le bilan immunologique complet et tout sera fait. Je revois Hope le 9 juillet avec tout ça. Cela peut ensuite aller assez vite, puisqu’il nous reste 2 embryons vitrifiés en Tchéquie. Il y aura tout de même certainement une ménopause artificielle de 2-3 mois avant le transfert (adénomyose oblige).

J’avoue que je ne suis pas encore vraiment décidée. Mon mari est « chaud bouillant » et ça m’embête que ma Zébulette reste fille unique, mais si ce n’était que moi, on resterait comme ça. On est bien tous les 3 et j’ai peur de rompre l’équilibre qu’on avait trouvé. J’ai également peur de manquer d’énergie pour gérer deux enfants en bas âge (mon mari s’investit beaucoup, mais voyage régulièrement pour le boulot). Vous imaginez bien que j’ai des coups de blues réguliers, mon frère me manque… J’ai peur que la grossesse se passe mal, que mes anticorps fassent les intéressants (j’ai été très suivie pendant la précédente, car il y avait un risque pour le coeur du bébé s’ils passaient la barrière placentaire et ce serait encore le cas pour un autre bébé). Et surtout, depuis le décès de mon frère, j’ai touché du doigt la fragilité de la vie, je sais que tout peut arriver à tout instant et j’ai peur qu’il nous tombe de nouveau quelque chose sur la tête (il parait que cette angoisse est normale après un tel choc).

Voilà, vous savez un peu où j’en suis. Je vous donnerai des nouvelles au plus tard après le 9 juillet. D’ici là, n’hésitez pas à me laisser des petits messages, cela me fait toujours plaisir de vous lire!

Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité 2017

Vous avez dû l’entendre, le lire, voir passer des infos depuis quelques temps,….. Mais en fait, c’est quoi la SSI ? c’est où ? c’est quand ? Pour la troisième année consécutive, l’association Collectif BAMP organise sa Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité. Une série de rencontres, tables-rondes thématiques, conférences, ateliers, lectures théâtralisées,… seront au programme […]

via Que nous réserve la Semaine de Sensibilisation à l’Infertilité (SSI) cru 2017 ? — Association de patients de l’AMP et de personnes infertiles.

Lettre à ma fille

Samedi dernier, tu as eu un mois, un mois pour toi, trente jours de pur bonheur pour nous.
Un mois que tu as bouleversé nos vies, un mois que nous nous réveillons à tes côtés avec un grand sourire, un mois que nous nous posons mille questions pour te donner le meilleur.
Nous apprenons tous les jours avec toi, le métier de maman/papa n’est pas toujours facile, nous sommes fatigués, mais nous sommes les parents les plus heureux de la Terre.

Six ans déjà que nous t’attendions. Il y a quelques jours, j’ai réalisé que si tu étais arrivée tout de suite, tu ferais ta rentrée en CP en septembre prochain, peut-être dans mon école, peut-être même dans ma classe, je ne sais pas. J’ai moi-même eu ta grand-mère comme maîtresse de CP…
Mais si c’était le cas, nous aurions eu un autre enfant, que nous aurions aimé tout autant, mais qui n’aurait pas été TOI. Alors, chaque jour depuis ta naissance, je mesure notre chance et je remercie la PMA de nous avoir menés jusqu’à toi. C’est finalement grâce à ce long et difficile parcours, grâce à tous nos échecs de FIV classiques que tu es là.

Et dire qu’au début de notre parcours je ne voulais pas entendre parler du don ! Mais c’est grâce à cette donneuse anonyme et à son petit oeuf que nous te portons dans nos bras. Nous ne la remercierons jamais assez.
Quand tu me connaitras un peu mieux, tu comprendras à quel point je suis attachée à ma famille, qui est aussi la tienne maintenant et combien j’ai eu du mal à renoncer à mon patrimoine génétique. Pendant longtemps, j’ai trainé des angoisses liées à ce don, même après avoir fait ce choix avec ton papa et même quand tu grandissais dans mon ventre. J’avais peur de ne pas t’aimer suffisamment, pas autant que mes neveux, tes cousins. J’avais peur de ne pas te trouver assez jolie, de ne pas aimer ton odeur. Foutaises ! Ces peurs se sont effacées à l’instant même de ta naissance, au moment où on t’a présentée à moi. Je n’oublierai jamais cette rencontre : tu t’es arrêtée de pleurer quelques secondes, tu m’as regardée dans les yeux et tu t’es remise à pleurer ensuite. On t’a emmenée pour les premiers soins et moi je n’arrivais pas à m’arrêter de pleurer, j’évacuais un trop plein d’émotions…

Les peurs se sont envolées, mais je n’oublie pas et n’oublierai jamais ce don. Il fait partie de ton histoire, de notre histoire et on nous le rappelle régulièrement. On me dit : « Tu m’envoies une photo stp ? Je veux voir combien cette petite fille ressemble à sa maman ! », ou bien « Elle te ressemble, c’est un truc de fou ! ». A l’inverse, ta grand-mère maternelle, ma maman, qui est pourtant au courant de tout, me dit : « Ah mince, elle a hérité de (…) de nous ! ». Je ne sais pas si elle n’a pas bien compris le principe du don, si elle l’a déjà oublié, ou si elle fait semblant. Peu importe la raison, je souris et ne relève pas.

Alors, non, nous ne partageons pas de gènes communs toi et moi, mais ça m’est bien égal; au contraire, je ne voudrais pour rien au monde que tu sois quelqu’un d’autre que toi.
J’aime tes jolis yeux en amande, tes joues bien rondes, ton nez minuscule, tes lèvres si fines et ton petit menton;
J’aime enfouir mon nez dans tes petits cheveux pour m’enivrer de ton odeur;J’aime quand tu serres mon doigt dans ta petite main;
J’aime quand tu me regardes pendant la tétée ou quand tu t’endors sur mon sein;
J’aime quand tu souris « aux anges »;
J’aime quand tu pousses de petits cris, même si je ne les décode pas;
J’aime lire le bonheur de ton papa sur son visage quand il te regarde;
J’aime quand tu t’agites, quand tu pédales ou quand tu tapes du pied comme Pan-Pan le lapin .

Tu es toi et tu es mon amour, le plus grand de ma vie.
Vive le don !

 

Je profite de cet article pour vous remercier chaleureusement pour tous vos gentils messages à la naissance de Zébulette. Je n’ai pas eu le temps de vous répondre, je ne sais pas pourquoi ;-), mais le coeur y est ! De la même façon, je ne suis plus très présente sur la blogo en ce moment et je commente très peu, mais je vous lis et continue de suivre vos aventures pmesques… Portez-vous bien !

 

Une PMA à 2 vitesses

Cela fait longtemps que j’avais envie d’écrire cet article, mais je ne me sentais pas légitime pour le faire. Qui suis-je pour critiquer la PMA? Je ne suis pas gynécologue, ni biologiste et je ne travaille pas dans le milieu médical, ni de près, ni de loin. De plus, je suis bien contente d’avoir pu en profiter, c’est en effet grâce aux techniques de la PMA que je suis actuellement enceinte de presque 7 mois, donc évidemment je ne crache pas dessus. Mais dernièrement, j’ai rencontré dans ma ville deux couples actuellement en PMA et les récits de leurs longs parcours respectifs, semés d’erreurs et de perte de temps, m’ont fait de nouveau bondir. C’est ce qui m’a finalement décidé à écrire ce billet.

Avec mon mari, citadins dans l’âme, nous habitons en plein coeur de la ville rose, 4ème ville française. Durant notre parcours pmesque ici, nous avons eu le choix entre deux gros centres de PMA (le centre public au CHU et le centre privé au sein d’une clinique), tout près de chez nous. Ayant croisé des couples qui venaient de loin, nous avons toujours mesuré notre chance de ne pas avoir des kilomètres et des kilomètres à parcourir, des heures de route à faire, des levers à l’aube pour tous les examens, les ponctions et les transferts. Quand je n’en ai plus pu de la façon dont on nous (mal)traitait au centre public (j’en sortais toujours en pleurant parce que leur discours était très négatif et qu’on me reprochait sans arrêt mon âge, à savoir 38 ans à l’époque), nous avons pris la décision de nous orienter vers le centre privé et nous avons pu le faire sans souci. Pour info, en parallèle, nous apprenions que le CHU avait de toute façon prévu de nous mettre dehors: ah ben oui, les cas comme le nôtre ne sont pas favorables pour leurs statistiques…
Tout ça pour vous dire que nous avons eu le choix, parce que nous ne vivons pas dans un coin reculé de campagne et que, quel que soit le centre, j’avais une confiance aveugle en la technique et les compétences des équipes. Non seulement j’en suis revenue, mais je suis de plus en plus remontée contre les médecins auxquels nous avons eu affaire et que d’autres patients côtoient toujours. Et puisque je traîne sur de nombreux forums d’associations ou de pmettes et sur vos blogs, et parce que j’ai rencontré de nombreux patients, j’ai la malheureuse impression que c’est un peu la même chanson dans tous les centres de PMA français.

Voici les questions que je me pose :
Pourquoi les équipes ne s’intéressent que trop rarement aux gamètes mâles? Est-ce que le machisme y est pour quelque chose dans notre pays? Alors, si le spermogramme n’est pas terrible, on prévoit une Fiv ICSI et le tour est joué?
Pourquoi a-t-il fallu attendre de rencontrer le Dr D., gynécologue à Paris, pour qu’on nous propose d’opérer mon mari OATS de son varicocèle de stade 3 afin d’améliorer son spermo?
Pourquoi attend-on de cumuler les échecs avant de faire des examens complémentaires? Pour des questions de budget? Mais je ne comprends pas, ça ne coûte pas cher des FIV qui échouent?
Pourquoi les protocoles ne sont-ils pas un peu plus « personnalisés »? On applique très souvent des protocoles standards et ça passe ou ça casse… Bien sûr, c’est ce qui se pratique la plupart du temps dans les cliniques étrangères pour les FivDO, mais avec 65% de réussite en don, on ne joue pas dans la même catégorie (je conseille néanmoins de trouver un bon gynécologue en France pour la préparation et le suivi de la FivDO).
Pourquoi ici on nous dit: « L’adénomyose, on ne peut rien y faire! »? C’est faux!
Pourquoi ici on nous dit: « Vous avez des anticorps, mais rien n’a été prouvé avec la cortisone, alors on ne vous en donne pas. »? Pourquoi pas essayer?
Pourquoi on nous fait enchaîner les FIV « à l’aveuglette », sans chercher à comprendre la cause des échecs?
Pourquoi tant de temps et d’énergie perdus? Pourquoi tant d’espoirs déçus?
Pourquoi avons-nous dû demander le suivi de notre FivDO par le fameux Dr D. à 800kms de chez nous? Pourquoi je regrette de ne pas l’avoir rencontrée plus tôt?

J’aurais pu intituler ce post « Eloge du Dr D. » car c’est grâce à elle si je suis enfin enceinte. Sur certains forums, on l’appelle « la magicienne », c’est joli, mais ce n’est pas une magicienne. C’est simplement une gynécologue qui fait correctement son métier, qui épluche tout votre dossier avant de vous prescrire des examens complémentaires et d’envisager la suite pour une nouvelle tentative. Elle ne laisse rien au hasard et cherche toujours à comprendre ce qui cloche avant de vous renvoyer au combat. Ce n’est pas sorcier comme démarche, si? Elle a su aussi s’entourer d’autres professionnels compétents vers qui elle envoie certains patients pour avoir une vision globale de votre dossier. Elle est franche et directe, ce qui ne plait pas toujours, mais vous savez à quoi vous en tenir et quelles sont vos chances de porter la vie en sortant de son cabinet.
J’ose espérer que ce n’est pas la seule en France avec un tel esprit critique (il y a au moins le Pr O. dont elle est l’élève je crois et avec qui elle partage le cabinet). Mince, j’ai l’impression de leur faire de la pub, mais ce n’est pas du tout mon intention et d’ailleurs ils n’en ont pas besoin, loin de là…

Alors oui, après toutes ces années, après ce long parcours de pmette, je peux affirmer qu’il existe une PMA à 2 vitesses dans notre pays. Par contre, je n’ai toujours pas compris pourquoi. Des idées?

PS: Suivra un petit article pour vous donner quelques nouvelles personnelles…

 

AMP-TRAVAIL Précisions

Association de patients de l'AMP et de personnes infertiles.

Teléphone 2015 2313

Nous attendons la publication au Journal Officiel de la loi santé, votée le 17 décembre 2015 et contenant notamment l’article 20ter qui vient modifier le code du travail en ajoutant la mention Assistance Médicale à la Procréation dans l’article L1225-16 du code du travail relatif aux autorisations d’absences pour suivi de grossesse.

Comme nous recevons de nombreux mails et messages Facebook à ce sujet, nous souhaitions préciser certaines choses. Tant que la loi n’a pas été promulgué au Journal Officiel, elle ne peut s’appliquer. Mais il avait été évoqué une promulgation dès la mi-janvier 2016. Dès qu’elle est publiée, s’il n’y a pas besoin de décret ou d’arrêté, le code du travail sera automatiquement modifié.

Vos employeurs en seront informés par leurs réseaux juridiques et professionnels de l’évolution du code du travail, car les modifications du code du travail, les concernent aussi directement.

Ces autorisations d’absence ne vont pas…

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J’ai cru que tout était fini [grossesse] + Lettre à Sasha

J’ai été profondément choquée par le carnage de vendredi soir, je pense bien à tous les parisiens et notamment aux familles des victimes… J’ai habité rue de Charonne il y a quelques années, j’aurais pu me trouver dans cette rue au mauvais moment…

Je ne sais pas si c’est le choc, ou une simple coïncidence, mais j’ai eu des douleurs abdominales et d’importants saignements samedi soir. J’étais en larmes, je pensais faire une fausse couche. Nous sommes donc allés aux urgences maternité du CHU. Verdict : j’ai un petit décollement trophoblastique (le trophoblaste est à l’origine du placenta). Nous avons vu le sac gestationnel, la vésicule vitelline et un embryon de 3,2 mm avec un petit coeur clignotant 😉
Le gynéco m’a dit que le repos ne servait à rien, que je n’avais aucune emprise sur quoi que ce soit à ce stade, mais j’ai eu très peur et je vais aller voir mon médecin traitant demain pour lui demander un arrêt, au moins jusqu’à vendredi, jour de la première écho officielle avec la gynéco qui va me suivre dans la ville rose.

Bref, terminée la zen attitude, la vie ne tient qu’à un fil…

tumblr_nxulrvcIqB1t5kj8wo1_1280Source : http://terreur-graphique.blogs.liberation.fr/2015/11/15/lettre-ma-fille/