On prend les mêmes et on recommence

Le taux du jour n’est pas bon: 127 UI. Il n’a fait que x1,5 par rapport au premier (85 avant-hier). La calculette de fiv.fr dit que ce n’est pas dans les normes et j’avais d’ailleurs déjà lu à plusieurs reprises qu’il fallait une évolution de x1,6 au minimum.

J’ai bien fait la prise de sang dans le même labo et à peu près à la même heure.

Il m’est revenu ce matin une phrase du Dr D. que j’avais vite oubliée: « cette grossesse biochimique ne m’étonne pas, vu votre profil auto-immun » (c’était après la dernière tentative). Mes anticorps y sont donc certainement pour quelque chose…

Zébulette est un miracle de la nature, je crois que nous n’aurions pas dû en espérer un deuxième…
Bien sûr, je refais un dosage lundi, mais il n’y a plus d’espoir. Je me dirige tout droit vers une nouvelle annonce de grossesse biochimique, avec une fausse couche en suivant. Je m’en serais bien passée…

Nous n’avons plus d’embryon au frais, il va falloir maintenant accepter le fait que Zébulette reste fille unique.

Bon week-end à tous.

 

 

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Petit taux deviendra grand? (Tev2)

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Taux à 85 aujourd’hui (J9 post-transfert d’un blasto).

J’espère que le taux va bien évoluer cette fois-ci et que nous allons éviter le sketch: « c’est peut-être une GEU » et celui-là: « l’embryon a arrêté son développement »…

Prochaine prise de sang samedi matin. Step by step…

Profitez du soleil et faites le plein de vitamine D !
Bonne fête aux valentins !

Le transfert s’est bien passé

Nous sommes rentrés mercredi soir de notre périple. Notre dernier embryon a survécu à la décongélation, « il est beau » a dit le Dr K. Bon, la dernière fois, l’embryon était beau également…
Le transfert s’est bien passé, maintenant il faut patienter jusqu’à la St Valentin, date de la prise de sang. Zébulette et mon mari ont pu y assister, c’était chouette.

Hier soir, au coucher, ma fille me dit: « Au Dr K., il faudra dire merci pour la petite graine. », moi: « tu crois qu’elle va s’accrocher cette fois? », elle: « Oui, elle est grosse costaud! ». S’en est suivie une petite discussion sur sa future (éventuelle) place de grande soeur, Zébulette souhaite par exemple m’aider à changer les couches du petit frère (c’est parfois une petite soeur). Pourvu que Dame Nature nous ait entendues ! Lui en avoir parlé me met une pression supplémentaire parce que, si ça ne fonctionne pas, ça va me crever le coeur pour elle… alea jacta est.

Pour la minute culturelle, nous avons fait deux jolies expos pendant notre séjour: Egon Schiele au Belvedere de Vienne et Josef Šíma: The Road to Le Grand Jeu à Brno.

 

 

Je ne suis pas pour la levée de l’anonymat du don de gamètes

On parle beaucoup de cette éventuelle levée de l’anonymat en ce moment, ce serait pour 2020 et c’est demain. Je ne suis pas pour et ce n’est pas faute d’y avoir réfléchi, vous allez comprendre pourquoi. Je tiens à préciser cependant, ici et maintenant, que je respecte tous les avis sur la question, car c’est quelque chose de très personnel.
Avant d’être parents et avant de se lancer dans le parcours des fiv avec don d’ovocytes (FivDO), on s’est posé beaucoup de questions avec mon mari, entre autres sur l’anonymat. Et on a volontairement opté pour un pays qui avait choisi l’anonymat comme la France (la R. Tchèque).
Au début, je ne savais pas trop quoi en penser et je m’étais renseignée pour savoir quels pays pratiquaient des FivDO avec don non anonyme, entre autres, la Belgique et le Royaume Uni. J’avais même envisagé de demander à une cousine germaine si elle voulait bien me donner ses ovocytes et m’accompagner en Belgique. D’après mon entourage, elle me ressemble beaucoup physiquement et est plus jeune que moi; elle avait déjà une petite fille à ce moment-là. Et puis, je me suis ravisée et ne lui en ai même pas parlé. Je me suis dit que ça allait être peut-être « bizarre » : comment nos enfants respectifs allaient-ils se construire avec cette histoire-là? Histoire qu’on ne voulait pas cacher dans tous les cas.

Depuis le début, mon mari souhaitait un don anonyme et j’ai fini par m’y résoudre, car je ne parvenais pas à savoir ce qui serait le mieux pour notre enfant à naître. J’ai fait confiance à ses arguments et je ne le regrette pas aujourd’hui, je pense que nous avons fait le bon choix (en ce qui nous concerne bien évidemment). Nous avons simplement eu accès à des « données non identifiantes » concernant notre donneuse : taille, poids, couleur des yeux, des cheveux et de la peau et année de naissance, ce qui était amplement suffisant pour nous.

Alors, voilà ce que j’en pense maintenant. Non, l’histoire de l’enfant ce n’est pas celle d’un donneur/ d’une donneuse, c’est la nôtre. Le papa et la maman, c’est nous. Le donneur / la donneuse n’est ni un parent, ni « une fée », ni rien d’autre qu’un donneur, comme moi quand je donne mon lait au lactarium, ou comme mon mari quand il donne son sang.
Ce n’est pas pour autant que je sous-estime l’aide de la donneuse. J’ai au contraire beaucoup de gratitude envers son geste qui nous a permis de devenir parents. Mais ça reste notre projet de parentalité, pas le sien. Je ne souhaite pas la connaître, ni la rencontrer, ni que ma fille le fasse; pour moi, ça ne ferait que brouiller les places de chacun/ chacune et donnerait trop d’importance à ce qui n’en a pas. Parce que, les origines de ma fille, ce sont les nôtres, avec tout ce qu’on lui transmet, tout ce qu’on vit avec elle au quotidien, parce que c’est nous qui l’élevons et qui l’aimons. Je n’attache aucune importance aux gènes, mais alors aucune, je le ressens encore plus fort depuis que ma fille est née. Qu’est-ce que je m’en fiche des gènes ! D’ailleurs, je déteste ce terme « accès aux origines »: de quelles origines parle-t-on? Il faudrait vraiment préciser « origines génétiques », car ce n’est que cela, pas plus.

La levée de l’anonymat serait dans le but d’éviter de la souffrance à nos enfants, en leur permettant d’avoir accès à leur dossier s’ils en ressentent le besoin, parce qu’ils n’ont « rien demandé ». Nous n’avons effectivement rien demandé aux enfants, mais quand les enfants sont conçus « naturellement », c’est pareil. D’ailleurs, on entend souvent que « les enfants n’ont pas demandé à venir au monde », c’est tout à fait vrai, c’est un choix des parents seuls. Mais je ne crois pas que les enfants puissent avoir besoin de ce dossier, s’ils sont élevés en connaissant leur histoire et leur mode de conception depuis le début, en toute transparence et sans tabou.
Je pense que c’est sur la prévention qu’il faut accentuer les efforts, pour que les couples ne cachent pas la vérité, c’est ça qui est important selon moi. Et on s’en rapproche, il y en a de moins en moins, les parents veulent le bien de leurs enfants et essaient de faire ce qui est mieux pour eux et donc de ne pas rester dans le secret. Je pense que le contexte est tout à fait différent de nos jours, c’est une autre époque. Il y a peut-être encore quelques parents qui veulent garder le secret, mais je pense que c’est très rare maintenant. On a compris que c’était très mauvais pour la construction de l’enfant. De notre côté, on en a parlé à ma fille, déjà pour commencer alors qu’elle était dans mon ventre…

Peut-être que je suis dans le faux et je reste donc ouverte, je veux bien entendre tous les arguments, d’un côté comme de l’autre. Par contre, ce qui me semble inadmissible, c’est que la loi s’écrive sans qu’on nous ait consultés, nous les principaux intéressés , les parents d’enfants nés grâce au don (avec les enfants issus de don bien sûr). Je vais suivre tout ça de près en tout cas.

Et vous, qu’en pensez-vous?

TEV2/ Un petit deuxième?

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Notre deuxième et dernière tentative pour « petit deuz » est enclenchée.
L’endomètre a bien poussé (il était déjà à 7,3mm à J8) et parait beau. Nous avons vu Hope pour la dernière fois vendredi 25, c’était émouvant. Nous lui avons répété les propos de ma fille, qui a eu une mallette de docteur à Noël : « Quand je serai grande, je ferai le Dr D.! ».

Transfert prévu mardi prochain, le 5 février à 14h (des pensées pour Ptbichon ce jour-là!).
Départ dimanche matin pour la R. tchèque, via Vienne. Retour mercredi 6.
Prise de sang programmée le 14 février, pour la St Valentin <3. Je suis en arrêt jusque-là, je sors de la grippe et dois me reposer. J’ai aussi envie de me recentrer sur cette tentative, de sortir du tourbillon de la vie et de la savourer, même si je sais pertinemment que cela n’aura pas d’influence sur sa réussite ou son échec.
Seul bémol, si ça marche: la DPA serait le 1er novembre et je ne voudrais pas que mon enfant naisse le 30 octobre, date du décès de mon frère. Je ne sais pas comment je me débrouille, mais les dates sont toujours pleines de sens dans mon cas. Ma psy me dit que ce n’est pas un hasard, pourtant je n’ai de nouveau rien calculé pour en arriver là. Peut-être que j’aurais dû.

La pression monte, je me demande déjà comment je ferai le deuil de cet enfant si ça ne fonctionne pas. Ce sera un nouveau deuil à faire. C’est surtout pour ma fille que je m’interroge, nous n’avons pas souhaité qu’elle soit fille unique, mais on ne fait pas toujours ce qu’on veut et c’est Dame Nature qui a le dernier mot, quoiqu’il arrive.

Nous n’en sommes pas encore là… Je vous donnerai des nouvelles.

Un transfert repoussé

Après ces fêtes un peu tristes pour moi, j’espérais vous donner de bonnes nouvelles aujourd’hui, mais il n’en est rien, vous l’aurez compris à mon titre. J’ai fini l’année 2018 épuisée, après cette fausse couche qui a finalement beaucoup duré. D’abord 3 semaines de saignements importants, puis une diminution, juste avant une hémorragie qui m’a valu une demi-journée aux urgences (ah le folklore des urgences, ça vaudrait le coup d’un article!). On m’a parlé, sans trop de certitude, de caillots résiduels et/ou d’un éventuel fibrome. Aïe ! On m’a de nouveau proposé du Cyt*tec que je n’ai pas voulu prendre « au petit bonheur la chance ». Et puis ça s’est arrêté tout seul au bout de quelques jours et j’ai pensé que ça avait peut-être été un nouveau cycle qui démarrait très tôt (avec des règles certes hémorragiques, suite logique éventuelle de la fausse couche). Une nouvelle écho, dans un vrai centre d’échographie (pas aux urgences !), 4 jours après, a confirmé que tout était rentré dans l’ordre malgré tout. Il faut savoir que nous avions décidé de repartir à l’aventure au plus vite pour clore ce nouveau chapitre PMA rapidement, avec ou sans petit deuxième. J’ai donc revu le Dr D./ Hope le 26 décembre et lancé le protocole puisqu’un nouveau cycle venait juste de démarrer (encore très tôt). Le rendez-vous d’aujourd’hui avec elle devait confirmer le transfert de notre dernier embryon pour ce week-end. Mon endomètre avait bien poussé, mais voilà qu’elle aperçoit une petite tache suspecte au fond de la cavité. Ni une, ni deux, elle m’envoie chez sa copine le Dr T., reine de l’hystéroscopie. J’étais très loin d’imaginer ça: c’était un reste de placenta de la fausse couche (une « rétention fundique » de 5mm), qu’elle a « gratté » et réussi à décoller. Sans douleur, je tiens à préciser, elle est vraiment trop forte! Résultat des courses: le TEV est reporté d’un mois (au moins). Je dois rappeler le Dr D. à J1 de mes prochaines règles et prendre rendez-vous avec elle pour une écho à J8. Je vous tiendrai au courant bien sûr.

J’ai un peu de mal avec les vœux, mais je ne peux pas finir cet article sans vous souhaiter le meilleur pour la nouvelle année, qu’elle soit surtout la plus douce possible pour chacun/ chacune d’entre vous. Comme je le dis souvent depuis le décès de mon frère, la vie est un combat. Prenez soin de vous.